Prem Rawat à San Fransisco
24 juin 2005
Court extrait de l’allocution donnée par Prem Rawat
à l'occasion du 60e anniversaire de la signature de la Charte
des Nations Unies
« Honorable assemblée, c’est avec plaisir
que je vais aborder ce soir un thème très profond :
celui de la paix. Peut-être n’est-ce qu’une perspective
de plus, mais c’est une perspective qui vient du cœur.
La paix est un sentiment. Un sentiment de non dualité, où
le doute n’existe pas, un sentiment de ce que nous sommes. Il
aborde ma vie en me donnant la mesure de ce que j’ai et non
de ce que je n’ai pas. Nous n’avons pas encore créé
la mesure, la balance qui nous permettrait d’évaluer
ce que nous avons. Nous étions trop occupés à
chercher la mesure qui permet d’évaluer ce que nous n’avons
pas. Et chacun d’entre nous en a une pour le faire. Mais quand
on y réfléchit, qu’est-ce qui est vraiment à
nous ?
Comment les gens fonctionnent-ils ? Ils parlent des langues différentes
mais que veulent-ils ? La chose étonnante, c’est
que chaque être humain veut la même chose malgré
toutes les différences. Ce sont les différences que
nous nous sommes habitués à voir. Certains disent :
« Les différences, c’est bien »
et je suis d’accord. Mais, au-delà des différences,
voyons les similitudes, voyons le désir de paix en chacun.
Le désir de paix transcende toutes les barrières. Ceux
qui sont en prison désirent la paix. Ceux qui n’ont pas
grand-chose à manger désirent la paix. Et ceux qui vivent
dans d’immenses demeures désirent la paix. Pour la paix,
l’âge n’a pas d’importance. Ce qui est indispensable
ou vital ne fait pas de distinction d’âge, de compétences
ou de position sociale. Un besoin est un besoin, point.
La bonne nouvelle, c’est que la paix ne demande qu’un
petit effort et ne nécessite pas d’argent. Pourquoi ?
Parce qu’elle réside dans le cœur de chaque être
humain. Nul besoin de l’importer. Nul besoin d’essayer
d’en persuader qui que ce soit, il suffit d’avoir la possibilité
de rechercher la paix en soi pour s’apercevoir que cette ressource
est disponible.
Nous avons une opportunité fantastique, extraordinaire et époustouflante,
celle de faire un premier pas fondamental en reconnaissant que chacun
a besoin de paix. Et alors, je pense que, pour la première
fois, nous commencerons à percevoir les choses différemment.
Qu’en résultera-t-il ? Les guerres s’arrêteront-elles ?
Je ne le sais pas. Je parle d’une paix qu’on peut connaître
en pleine guerre. A quoi ressemblerait le monde si chaque être
humain était en paix ? Je ne le sais pas. Mais je sais
que l’être humain serait beau car la paix lui va bien.
Un être humain est tellement beau quand la paix brille dans
ses yeux. Et ça peut devenir une réalité. »
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